Des ministres venus du monde entier ont commencé à débattre lundi à Nairobi d'une réforme de la gouvernance mondiale de l'environnement destinée à mieux gérer les crises liées au changement climatique et à la dégradation de l'environnement
Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement participera, le 23 février 2011, au Forum ministériel mondial sur l’Environnement dans le cadre de la vingt-sixième session du Conseil d’Administration du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), et ce dans la perspective du 20ème anniversaire du Sommet de la Terre, qui sera célébré en 2012, lors de la conférence « Rio +20 ».
A cette occasion, la ministre animera une table ronde ministérielle sur la « Gouvernance Internationale de l’Environnement », et présentera la vision de la France pour la réforme des institutions internationales de l’environnement et du développement durable en vue de la création d’une Organisation Mondiale de l’environnement, peut on lire dans un communiqué de presse.
Des ministres venus du monde entier ont commencé à débattre lundi à Nairobi d'une réforme de la gouvernance mondiale de l'environnement destinée à mieux gérer les crises liées au changement climatique et à la dégradation de l'environnement.
Gouvernance mondiale de l’environnement : Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET défendra la réforme à Nairobi
Des délégués de 140 pays, dont 80 ministres, sont réunis à l'occasion du 26e conseil de gouvernement du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), dont le siège est à Nairobi.
La mise sur pied de ce processus de discussion découle d'une certaine crise de la mise en œuvre des textes issus de Rio, crise que l'on attribue entre autres à l'inefficacité des institutions internationales dans le domaine de l'environnement et du développement durable.
De plus, d’ici la conférence Rio+20, la négociation sera longue et délicate pour trouver un terrain d’entente pour la mise en place d’institutions efficaces et solides, qui porteront « haut et fort » la voix de l’environnement sur la scène internationale.
Toutefois, il semblerait que la prise de conscience internationale d’une nécessaire réforme de la gouvernance actuelle est de plus en plus forte et la Conférence de Rio en 2012 constituera une occasion unique d’aboutir à des réformes ambitieuses sur ce sujet.
De son côté, Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET rencontrera le Premier ministre kenyan ainsi que plusieurs de ses homologues pour faire avancer la négociation, en mobilisant notamment les pays européens, africains et émergents, peut on lire dans un communiqué de presse.
Au programme de la ministre :
· Entretien bilatéral avec le Premier ministre kenyan, Raila ODINGA, qui sera notamment l’occasion de faire le point sur la préparation de l’initiative Paris-Nairobi sur le climat et l’accès aux énergies propres en Afrique qui sera lancée le 21 avril 2011.
· Point presse
· Participation à la session plénière du Forum ministériel mondial consacré à la Gouvernance Internationale de l’Environnement (GIE).
· Entretien bilatéral de la Ministre avec son homologue brésilienne (à confirmer).
· Déjeuner de travail sur la Gouvernance Internationale de l’Environnement, en présence du Ministre allemand de l’Environnement et de plusieurs Ministres africains.
· Table ronde sur la Gouvernance Internationale de l’Environnement animée par la Ministre Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET.
· Entretien bilatéral de la Ministre avec son homologue polonais.
· Et enfin, Entretien bilatéral de la ministre avec son homologue indonésien.
La réforme de la gouvernance mondiale s’est imposée comme l’une des priorités de la double présidence française, le chef de l’Etat affichant un volontarisme politique certain en la matière. Si la prétention peut paraître démesurée, la mise en place d’une gouvernance mondiale plus efficace n’en demeure pas moins légitime. Le système institutionnel international semble comme figé dans le temps. Les organisations multilatérales ont des structures de gouvernance qui sont traditionnellement dominées par les pays industrialisés qui réussissent à définir les normes destinées à réguler la mondialisation. Le président de la République a déjà manifesté son soutien à l’idée d’élargir le cercle des membres permanents à des Etats émanant des continents africain et sud-américain, tout en soutenant les candidatures de l’Inde, de l’Allemagne et du Japon. C’est aussi à travers le prisme de la légitimation de la gouvernance mondiale que peut se lire la montée en puissance du G20, que notre diplomatie aime à considérer comme une « créature française ».






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